C'est donc ce 7 avril 2012 que j'ai pu réaliser deux rêves en retournant au Japon pour voir Ayumi en concert, lors du premier concert de l'ARENA TOUR 2012 ~HOTEL Love songs~. Voila, c'est dit. (Un peu plombant non ? )
(excusez moi d'avance pour la qualité médiocre des photos et vidéos, j'y pensais rarement et me précipitais pour ne pas rater une miette du speactacle)
Je vais vous épargner la description point par point des différents tableaux du concert pour deux raisons : mes souvenirs ne sont pas très précis et surtout, à moins d'avoir de bonnes images à l'appui et un don d'écriture, je ne me sens absolument pas capable de vous retranscrire vraiment ce que j'ai vu sans être ennuyeuse.
Alors comme j'ai véçu ça plus comme une expérience et une découverte que comme un vrai concert, je préfère vous raconter ce qui m'a étonné, ce qu'on ne voit pas forcement sur un DVD ou tout simplement toutes ces fois ou je me suis dit "ha c'est pour ça!".
La première chose qui m'a surprise en arrivant aux abords de la saitama super arena c'est la diversité de la foule. Moi qui pensais qu'Ayumi fonctionnait exclusivement sur une "vieille" fan base et arrivait difficilement à intéresser la jeune génération, je me plantais royalement.
La moyenne d'âge était assez jeune, à peine 25 ans (certes, il est difficile de donner un age au japonais, mais tout de même...), beaucoup d'adolescentes, des gyaru à la pelle, étonnement beaucoup de garçons et bien sur quelques otaku d'une cinquantaine d'années.
L'entrée dans le stade se fait sans aucune encombre, les portes s'ouvrent 1h avant le début du spectacle mais étrangement le public attend presque le dernier moment pour s'installer, à tel point que 15 minutes avant l'heure fatidique j'observais énormement de siège vide (à ce moment là "paniquée" je me voyais déjà vivre ce concert dans une salle a moitié pleine).
La saitama super arena à l'exception de quelques places par ci par là était au bout du compte, pleine à craquer. (mais pas dans sa configuration maximale de 37 000 spectateurs me semble t'il, nous étions peut être 20 000)
Il suffit que les lumières s'eteignent pour que la public se réveille enfin, (à côté de moi, un jeune homme dormait depuis qu'il s'était assis) l'apothéose arrive quand Ayumi pointe enfin le bout de son nez, un énorme cris collectif retenti, impresionnant.
Il m'a fallut un temps d'adaption pour me sentir à l'aise parmi le public japonais. Si en France le public montre souvent son exitation par des "cris", des sauts, des applaudissement et autre mouvements spontanés, ce soir là tout était comme programmé, leur éventail lumineux étant leur principal moyen d'expression (mais dieux que c'est joli), les rumuant en rythme et/ou en fonction de l'ambiance, même les applaudissement se font grâce à cet eventail, plus silencieux mais moins douloureux pour vos mains !
Alors on observe et on fait comme tout le monde, quelque part moins jouissif mais après tout, à ce moment là on ne se pose pas de question, on s'adapte et on profite de cette ambiance particulière mais chaleureuse.
La setlist donnait une belle part à l'album Party Queen, et nouvelle surprise, NaNaNa et Shake it? ont été accueillies avec une ferveure que je n'aurais imaginé ! Party Queen ou même les excellentes The next love et Eye smoke Magic à contrario n'ont provoqué aucune réaction particulière, et pourtant dieu seul sait combien la performance de ses deux dernières fut en tout point parfaite.
C'est bien évidement les vieux tubes de la chanteuse qui mirent en trance le public : lorsque les premières notes de appears ont retentit, un frisson a parcouru la salle, un grand moment.
C'est personnellement lors de l'intro de SURREAL que j'ai vécu mon premier choc émotionnel : un mélange de joie, de nostalgie et d'adrénaline.
L'autre moment marquant du concert fut l’interprétation quasi accapela et "grave" d'un refrain de Party queen, où Ayu répéta 5 fois "I'm a lonely queen", sérieusement à vous fendre le coeur, tout le monde resta bouche bée,
Autre anecdote, durant Boys and Girls, prise dans le feu de l'action, la demoiselle se plante et reprend le couplet lors d'un pont musical, Yoshio et la demoiselle éclate de rire, la salle avec eux, elle se met alors à plat ventre et exécute une courbette en guise d'excuse, amusant et mignon à la fois !
On s'est toujours demandé pourquoi Ayumi dégainait à chaque tournée un ou deux costumes ultra kicth, j'ai eu ma réponse : parce que les japonais kiffent. Ni plus ni moins. Quand la belle a déboulé en soubrette-chat, les "WOW!!" "Kawaiiii" ont fusé, et l'ambiance est reparti de plus belle, bref autant se dire que ce mauvais gout qui nous fait hurler chaque année, n'est pas prêt de s'arrêter.
Le cas Timothy wellard m'intriguait également, je me demandais quelle place il allait occuper dans le show, son omniprésence depuis l'année dernière en agaçait plus d'un dans sa fanbase étrangère, qu'en était-il pour la japonaise ?
Tout le long du concert le travesti préféré d'Ayumi servira de "monsieur loyal", de transition entre les numéro via des vidéo et de choriste bien sur et de deuxieme voix sur ses production NaNaNa et Shake it. C'est également lui qui sera à l'honneur pendant le MC, Ayumi le chariant sur son japonais (plutôt bon d’ailleurs), un moment amusant, quelques "Timmmyyy!!" hurlés dans la salle, le public semble l'apprécier.
Malgré tout cela, le jeune homme reste sobre, à sa place, n'en fait pas des caisses et se révèle même être très sympatique et performant, bref notre duo semble avoir trouvé un juste milieu dans ses interventions, un point bon pour la suite.
Ce qui m'a frappé dans ce concert c'est la place que laisse Ayumi à ses danseurs, s'effaçant presque pour leur servir sur un plateau d'argent un public déjà acquis à leur cause. Si les scènes de danse et les "Dance show time" sont longs et aggaçants sur DVD, je dois avouer qu'à voir en live c'est une autre histoire. En plus d'être assez impresionnant, Shu-ya et ses acolytes maintiennent parfaitement l'ambiance, à la fois dynamique et amusant.
Après Ayumi et son fidèle Guitariste Yoshio, Shu-ya, Maro et Zin sont d'ailleurs le plus applaudie par la gente féminine au bord de l'orgasme.
Pour parler brièvement du contenu en lui même, et parce que c'est la premiere question que l'on m'a posé : oui, c'était juste vocalement. Si les deux ou trois premières chanson ou Return road étaient un peu poussives, le reste du show était maitrisé et surtout pas le moindre play back, qu'on se le dise.
Au niveau de la mise en scène, cela m'a fait un peu l'effet d'un Countdown live amélioré, pas d'effet grandiose ni d'originalité, tant pis. En revanche le thème de l'hotel était parfaitement utilisé et servait de décors à différentes histoires d'amour malheureuses se faisant échos et s’entremêlant, une réussite, le public était attentif et captivé.
Presque 2h30 de concert qui passe à une vitesse folle, à tel point que c'est presque un sentiment de déception qui m'a envahit lorsque How beautiful you are (parfaitement maitrisée et sublimée ce soir là) se fait entendre. Sentiment vite dissipé quand j'ai réalisé que j'avais passé ce soir là, un moment inoubliable.
J'ai tellement intellectualisé ce concert que je n'ai probablement pas pu le vivre à fond, quand tout est nouveau et surprenant difficile d'éteindre son cerveau et de profiter, mais à présent sachez le : je suis irrécupérable, Ayumi m'a porté le coup de grâce. Merci.